mardi 24 novembre 2015

Les larmes de Satan de Gilles Milo-Vacéri


Synopsis



Après l’orphelinat où il subit le pire et dont il s’évade à seize ans. Après avoir échoué dans sa tentative de vouloir vivre honnêtement, en travaillant dur, tout en mourant de faim et de froid. Après avoir compris qu’il ne lui restait plus qu’à voler les riches pour survivre. Après une condamnation au bagne et aux travaux forcés à perpétuité pour un crime qu’il n’a pas commis, Antoine Boulan a de quoi en vouloir à la terre entière et haïr son prochain.

Pourtant quand la guerre éclate et que la France a besoin de braves, il n’hésite pas une seconde et espère racheter son passé trouble avec son engagement dans l’armée. La haine, la colère, la rancune qu’il porte en lui, Antoine les met au service de la patrie. Malheureusement, de retour à Dunkerque en pleine débâcle, il est grièvement blessé et demeure en terre occupée par les Allemands victorieux. Ce sera le début d’une aventure pendant laquelle il multipliera les actions d’éclat, les actes de bravoure et Antoine s’endurcira devant les horreurs perpétrées par les nazis. Sans être vraiment soldat ou déjà résistant, il devient, presque par hasard, un combattant émérite.

Malgré son passé mal assumé, Antoine poursuit la lutte et finit par intégrer l’un des premiers réseaux de résistants à Paris, qui prendra plus tard le nom de Groupe Opéra. Il en deviendra le chef, faisant preuve d’ingéniosité, de courage et trop souvent d’inconscience. Il y rencontrera la femme de sa vie, Alice de Louvres, une courageuse résistante qu’il admire et dont il tombe follement amoureux. La jeune femme ne tarde pas à porter leur enfant et pour Antoine, c’est l’aboutissement de toute une vie et un véritable bonheur. Il a atteint son but le plus secret !

Quand Alice est abattue devant ses yeux, Antoine voit tous ses espoirs disparaître en une seconde. La famille qu’il rêvait de construire, le pardon qu’il pensait avoir mérité, tout ce qu’il y avait d’humain, de bon et de vrai en lui, il n’en reste plus qu’un vaste champ de ruines.

Pour ne pas devenir fou, Antoine se jette, corps et âme, dans sa quête ultime, une croisade où il sème la mort sans attendre d’absolution, une guerre solitaire dont il n’espère plus aucun pardon, un voyage au bout de l’enfer qui le mènera jusqu’à Auschwitz – Birkenau...

Antoine trouvera-t-il sa rédemption ou est-ce que les atrocités de la guerre auront raison de sa bravoure et de ses principes ? Que trouvera-t-il au bout de son chemin, en marge de la guerre ? Quel prix devra-t-il payer pour retrouver une simple raison de vivre ?



Chronique de Méli



La couverture est très représentative de cette histoire et peut faire peur.

Quand nous commençons ce livre, nous avons déjà peur en voyant le nombre de pages qu’il comporte (800 pages). Nous nous disons que pour un roman de cette taille, il a vraiment intérêt à être bien. Et naturellement, il est extra !
Nous commençons donc ce livre auprès de notre personnage principal Antoine. Nous le rencontrons dès sa naissance et nous allons le suivre tout au long de sa vie. Tout de suite, nous nous attachons à lui et nous voyons que la vie ne l’a pas aidé dès son plus jeune âge. Nous nous prenons d’affection pour lui. Nous le voyons grandir et nous sentons tout l’amour d’une mère qu’il peut avoir grâce à un personnage proche de lui.
Rapidement, nous avons mal au cœur. Les évènements s’enchaînent et pour Antoine, ce n’est que le commencement d’une longue descente en enfer.
Nous sommes pris au centre d’une grande incompréhension. Nous nous posons beaucoup de questions. Pourquoi il n’a pas de chance ? Pourquoi lui ? Tout simplement. Mais, nous sommes incapables d’avoir des réponses et nous ne les aurons pas avant la fin, en tout cas pour une partie.
Rapidement, nous sommes plongés dans les débuts de la Seconde Guerre mondiale. Dès à présent, nous sentons que nous allons vivre beaucoup de moments tragiques et ça nous faire peur d’avance. Mais, grâce à l’auteur, nous suivons l’histoire avec grand plaisir, car c’est raconté d’une telle manière que nous ne tombons pas dans l’horreur, bien que ce ne soit pas une part de plaisir que de vivre au travers de ses pages ces tragiques moments du passé. Grâce à lui également, nous comprenons certaines choses. Nous rentrons dans la résistance aux côtés de notre personnage principal.
Nous apprenons beaucoup de choses, à savoir, comment ça se passait dans ses nombreux clans de la résistance et nous voyons aussi leur courage, leur détermination à sauver des vies, mais aussi à contrer tous les S.S. et la Gestapo.
Bien que les évènements de cette période ne soient pas des plus réjouissants, certains moments, nous font sourire. D’autres moments, quant à eux, sont tragiques et nous plongent dans une profonde tristesse. Nous sommes tristes de voir certains personnages que nous avons appris à connaître et que nous apprécions partir. Mais, nous nous doutions qu’ils ne seraient pas tous vivants dans cette période désastreuse. Nous nous attachons encore plus à certains d’entre eux et nous avons le chagrin qui vient quand nous en voyons tomber sous les attaques de l’armée gestapiste. Nous comprenons également la tristesse des autres personnages.
Au fur et à mesure que nous tournons les pages, nous nous disons que le personnage principal continue sa descente en enfer et nous avons mal au cœur pour lui. Avec ses nombreux évènements qui le touchent de près, nous le voyons grandir et devenir un homme plus fort à la volonté de fer. Nous comprenons sa témérité et son envie de vouloir encore bien faire, mais nous avons énormément peur de lui.
Nous partons à la conquête de la Pologne et surtout du camp d’Auschwitz - Birkenau.
Nous sommes époustouflés par tous les stratagèmes que prennent les résistants face à ces personnes inhumaines. Quand nous y pensons, nous-mêmes, nous ne serions pas capables de trouver de telles solutions ou du moins pas avant un bon moment. A moins que la peur nous fasse réfléchir plus rapidement ? Nous ne savons pas et ne voulons pas réellement savoir à vrai dire.
Arrivé en Pologne, nous savons que là, ce n’est pas la même chose qu’à Paris et à cet instant, nous sommes encore plus angoissés et sur nos gardes. Nous avons peur pour Antoine, nous le suivons, mais avons peur qu’ils subissent quelque chose de terrible.
Nous rencontrons de nouveaux personnages et nous retrouvons un en particulier que nous avions perdu de vue.
C’est avec beaucoup de pudeur que l’auteur nous explique via ses personnages ce qu’il se passe dans le camp de Auschwitz-Birkenau et nous en apprenons encore plus. Nous sommes un peu perturbés de comprendre certaines pratiques horrifiques qui se sont déroulées là-bas et rapidement, nous tombons dans l’horreur.
Nous sommes inquiets de voir certains passages et là, l’histoire part à cent à l’heure.
Nous sommes heureux de revoir d’autres personnages vivants, mais rapidement, nous sommes inquiets, car une chose effroyable arrive et nous nous imaginons les pires horreurs qui puissent exister. Bien évidemment, ce que nous redoutions arrive et là, l’auteur ne passe pas par quatre-chemins pour nous décrire les tortures infligées à un personnage.
Les retournements de situation arrivent dans tous les sens. Nous sommes heureux de voir certaines choses arriver et nous voyons aussi encore de nombreux combats.
Quand nous arrivons à la fin, nous sommes heureux de voir la fin de cette terrible guerre, mais encore une fois de plus, nous nous inquiétons pour un personnage en particulier.
Nous sentons que ce n’est pas fini pour lui et rapidement, nous avons encore une fois un nouveau retournement de situation et là nous sourions. Nous sentons un énorme soulagement et nous avons envie de savoir le dénouement final. Bien que ce soit un moment réjouissant, nous apprenons que beaucoup de personnages que nous avions pris en affection sont décédés et ça nous fait mal au cœur encore une fois.
La fin arrive et nous nous doutons qu’il y a quelque chose de bizarre, mais de très réjouissant.
Nous sommes heureux quand nous voyons une magnifique chose se passer pour un personnage et nous terminons ce merveilleux roman dans un magnifique clap de fin.


Est-ce que j’ai aimé ce livre ?



Au début, j’avais peur de ne pas accrocher, car la Seconde Guerre mondiale ce n’est pas un sujet qui me tente au premier abord, mais je dois dire que Gilles Milo-Vacéri sait détailler son histoire avec de la pudeur, mais sans dénigrer la réalité de cette horrible période. Il y a aussi le nombre de pages qui me faisait peur et j’avais peur des longueurs de l’histoire. Mais non ! Gilles Milo-Vacéri raconte cette histoire avec sans cesse de l’action et beaucoup d’intrigue ce qui m’a poussé à vouloir en savoir plus et tourner encore plus les pages.
C’est vraiment une très belle histoire, très réaliste, perturbante et touchante à la fois.
Je ne peux que vous conseiller de lire ce roman très poignant, car il est vraiment bien ! C’est un gros coup de cœur pour moi !


Une note ?



5/5


Je tiens à remercier grandement les Éditions VFB pour m’avoir permis de lire ce merveilleux roman et ainsi que Gilles Milo-Vacéri pour avoir sut me faire aimer un roman sur la Seconde Guerre mondiale.


Nombre de pages : 800

ISBN : 979-10-92786-34-7

Tarif : 3€49 en numérique

Éditeur : VFB Éditions




4 commentaires:

  1. J'ai vu beaucoup d'avis positifs sur ce roman et comme toi, j'avais de gros doutes sur l'univers, j'avais peur que ça ne me plaise pas ! Mais en lisant ton avis, je suis sûre que j'aimerai beaucoup le lire :-D

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    1. Oh oui ! Une fois que tu es lancé dedans il se lit rapidement et tu veux toujours en savoir plus ! :-)

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  2. Je prends en note ce livre car la chronique est élogieuse et précise.

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    1. Merci beaucoup ! :-) Il vaut vraiment le coup n'hésite pas ! :-)

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