jeudi 25 septembre 2014

Wave de Sonali Deraniyagala


Synopsis



Le matin du 26 décembre 2004, un tsunami frappe l’Océan indien. Sonali Deraniyagala, en vacances au Sri Lanka, son pays natal, en réchappe miraculeusement. Mais, de sa famille, elle est la seule. La vague lui a pris ses parents, son mari et ses deux petits garçons. Wave raconte l’histoire de ce jour, où elle a tout perdu, et de tous ceux qui ont suivi. Les mois, les années lorsque l’insupportable déchirement du souvenir succède aux premiers moments d’horreur. La matière de ce livre, c’est la peine impalpable, indescriptible de la narratrice. Sonali Deraniyagala réussit un récit poétique, sans concession et incroyablement digne sur comment survivre à l’inimaginable.







Chronique de Méli



La couverture est sombre et retrace parfaitement ce témoignage. Sur un fond noir nous apercevons quatre lettres formant le mot Wave dans des nuances allant de blanc à bleu foncé et tout en bas de la couverture nous voyons un peu de blanc faisant des vagues.
Dès le départ de ce livre, nous sommes projetés quelques années en arrière. Nous suivons la triste réalité qu’à subit l’auteur le 26 décembre 2004. Une vague, une gigantesque vague qui va dévaster des vies entières. Chacun d’entre nous ce rappel de ce jour, ce terrible jour, devant une télévision où se déroulent des scènes d’horreur et nous avons un sentiment d’impuissance devant ces destins qui s’envolent. D’autres se souviennent de ce jour, car ils l’ont vécu et l’auteur, elle, l’a vécue.
Le début de cette histoire est terrifiant car nous savons très bien la conclusion de cette triste journée.
Nous avons envie de les prévenir, de les aider, de les sauver avant que cette catastrophe ne les fasse voguer à tout jamais dans son eau sombre.
Le récit que Sonali Deraniyagala nous détails est empreint de détresse, de torture, de solitude. Nous comprenons pourquoi elle a ses ressentis, ces façons de voir les choses, cette envie de mourir. Nous nous demandons quand même pourquoi elle a oublié de prévenir quelques membres de sa famille. C’est la seule question que nous nous posons.
Nous comprenons quand elle ressent au fond d’elle-même qu’elle a perdu sa famille.
L’auteur nous détails chaque moment après cette tragédie. Chaque moment qui fait que sa vie sera bouleversée à tout jamais. Elle nous raconte ces longs moments de solitude, sa tristesse, comment elle arrive à se préserver de tout cela. Elle évoque aussi de nombreuses fois la mort qui est la solution idéale pour tout ce qu’elle endure.
Nous ressentons toute sa souffrance au travers de ses lignes posées sur le papier et cela nous fait monter les larmes aux yeux.
Par moments, nous avons l’impression que tout ce dont elle nous narre est de la pure fiction, que tout cela n’est pas possible, mais tout de suite après, nous reprenons la réalité de plein fouet en plein visage et en plein cœur.
Sonali nous raconte aussi tous ses souvenirs, tous ses bons moments passés auprès de sa famille et nous retrouvons le sourire dans ceux-ci.
Nous nous rendons compte que raconter son histoire et un tremplin dans sa vie et la poussons à avancer, même si elle souffrira toute sa vie de l’absence de sa famille.


Est-ce que j’ai aimé ce livre ?



Ce fût pour moi un véritable coup de cœur !
La façon dont Sonali nous narre son histoire est spectaculaire et très prenante. Je n’ai pas pu retenir quelques larmes et sentir mon cœur se tordre au fur et à mesure que je tournais les pages. C’est un livre remarquable qui ne laissera pas vos cœurs insensibles !


Une note ?



5/5


Je tiens à remercier Babelio ainsi que les Éditions Kero pour m’avoir permise de lire ce livre très émouvant.


Nombre de pages : 276

ISBN : 978-2-36658-114-0

Format : Papier

Éditeur : Éditions Kero




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire